B)Le chauffage, une source importante de pollution.

Afin de réduire à la fois votre facture de chauffage et votre taux d’émission de co2, vous pouvez :

·         Adaptez votre température à l’activité :

Selon le code de la construction français (article 131-20), la température moyenne des pièces d’une habitation pendant leur occupation est fixée en moyenne au maximum à 19 °C. Selon le code la construction (article 131-21), « pendant les périodes d’inoccupation, les limites de température moyenne de chauffage sont fixées à 16 °C lorsque la durée d’inoccupation est supérieure à 24h et à 8 °C lorsque cette durée est supérieure à 48h ». De manière générale, voici quelques températures conseillées par pièce : séjour = 20 °C ; chambres = 18 °C la journée et 16 °C la nuit. Ne chauffez que les pièces à vivre et baissez la température la nuit. En cas d’absence de plus de 2 heures, baissez le thermostat de 3 à 4 °C

Ø  Économies :

1 °C supplémentaire de chauffage augmente la consommation d’énergie de 7 à 11 % (selon l’isolation de l’habitation). Une température moyenne de 21 °C au lieu des 19 °C maximum conseillés augmente votre facture moyenne de chauffage de 18 %, soit 400 euros !!

·         Dépoussiérez vos convecteurs

Dépoussiérez les grilles de vos convecteurs au moins une fois par an.

Ø  Économies :

La poussière ne permet pas au convecteur d’optimiser le transfert de chaleur

 

·         Entretenez régulièrement vos appareils de chauffage

La vérification de vos appareils de chauffage permet d’augmenter leur longévité et d’économiser de l’argent. L’entretien de votre système de chauffage est essentiel pour la bonne combustion.

Ø  Économies :

Un bon entretien de vos appareils de chauffage peut générer 10 % d’économie sur votre facture. Pour une surface de 100 mètres carrés, la consommation moyenne annuelle en chauffage électrique est de 21 000 kWh, soit une économie de 224 euros.

·         Faites le bon choix de chauffage

Lorsque vous envisagez l’installation d’un système de chauffage, vous devez prendre en compte les critères suivant : le prix de l’équipement et de son entretien, le confort procuré par le système, le rendement du système et également le prix de l’énergie utilisé qui est le critère le plus déterminant. Voici quelques avantages/inconvénients des différentes énergies :

Électricité : + Installation facile et peu coûteuse ; il n’y a pas de stockage. 
/le coût de l’abonnement (250 euros pour double tarif) et du kWh est élevé (simple tarif : 0,106 et 0,6 en double tarif).

Gaz naturel : + Le coût du kWh n’est pas très élevé (mais en constante augmentation !) : 0,05 euro ; et il n’y a pas de stockage. 
/7100 communes françaises seulement proposent le gaz de ville ; il y a un abonnement (B1 : 125,21 euros) ; l’installation est onéreuse (1000 à 3500 euros) et la chaudière prend de la place.

Fioul : + Il n’y a pas d’abonnement et le coût du kWh est peu élevé (mais fluctuant selon le prix du pétrole et en hausse) : 0,04 euro. 
/il y a un stockage en cuve ; la chaudière prend de la place ; le prix de l’énergie est à payer en avance ; l’entretien est à prendre en compte (125 euros par an) ; l’installation est assez chère (2100 à 3500 euros).

Propane : + Énergie disponible dans les endroits les plus reculés ; il n’y a aucun abonnement. 
/le coût du kWh est relativement cher : 0,07 euro ; il y a un stockage en citerne à l’extérieur ; le prix de location (de 200 à 250 euros par an) ou de la consigne (de 915 euros à 1 525 euros par an) pour la citerne est à prendre en compte.

Géothermie : + il n’y a pas d’entretien, ni de cuve à remplir ; le coût de l’énergie est très bas (uniquement l’électricité de la pompe à chaleur) ; il n’y a pas de stockage. 
/L’installation est coûteuse (environ 9200 euros) et il convient d’avoir un jardin.

Bois : + le coût du kWh est assez peu cher : 0,05 euro et peut être gratuit si vous avez des arbres dans votre jardin.
/il s’agit plus d’un complément de chauffage ou un système pour des habitations de petite taille ; le ramonage est au moins annuel (65 à 160 euros) ; il y a un stockage du bois.

Ø  Économies :

Il existe un crédit d’impôt en faveur du développement durable qui concerne les dépenses d’équipement concernant les chaudières à basse température et à condensation, les matériaux d’isolation thermique, les appareils de régulation de chauffage, et les équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable et des pompes à chaleur. Ce crédit d’impôt varie de 15 % à 40 % du montant des dépenses retenues, dans la limite d’un plafond de 8 000 euros pour une personne seule et de 16 000 € pour un couple. Des majorations sont prévues pour les personnes à charge : de 400 € par personne à charge, 500 euros pour le deuxième enfant et 600 euros par enfant au-delà du troisième. Ce plafond s’appliquera aux dépenses réalisées entre 2005 et 2009.

Il existe également des primes pour les économies d’énergie distribuées par l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) au propriétaire bailleur. Le changement d’une chaudière traditionnelle pour un appareil labellisé à haut rendement peut donner lieu à une prime de 460 à 900 euros. La prime à l’amélioration de l’habitat est versée par la DDE (Direction départementale de l’Équipement) et concerne les propriétaires à faibles ressources (jusqu’à 2 134,29 euros) et les personnes âgées de plus de 60 ans (jusqu’à 1 676,94 euros). EDF verse également une prime pour la rénovation d’une installation de chauffage et une autre pour tous les logements neufs répondant au label Confort Électrique de Promotélec et à l’offre Vivrélec d’EDF.

Pour les familles qui reçoivent déjà des allocations familiales, il est possible de faire une demande de prêt à sa CAF. Ce prêt de 1 % peut représenter jusqu’à 80 % des dépenses effectuées, mais il ne peut excéder 1 067,14 euros.

La différence de coût complet du kWh entre une installation électrique et une chaudière au fioul pour une consommation annuelle de 21 000 kWh et un amortissement de l’équipement sur 10 ans est de 1100 euros par an !

 

·         Installez un système de régulation de chauffage

Vous pouvez économiser sur votre facture de chauffage en installant un système de régulation qui vous permet de maintenir un niveau de confort égal ou supérieur à votre système actuel. Deux systèmes peuvent être envisagés :

/Le réglage de votre température pièce par pièce par des robinets thermostatiques ou des thermostats d’ambiance. Le thermostat d’ambiance mesure la température ambiante du logement et permet de maintenir cette température globalement dans toute votre maison. Le robinet thermostatique permet de réguleur la température pièce par pièce. Des robinets thermostatiques installés dans les pièces exposées au soleil permettent d’en profiter sans surchauffer ces pièces. Le robinet thermostatique peut également être installé à distance du radiateur lorsque celui-ci est caché derrière un rideau ou une tablette et qu’il y a un risque d’accumulation de chaleur.

/L’adaptation de la température globale à votre mode de vie par un thermostat automatique programmable ou un système d’activation à distance. L’horloge de programmation permet de réguler votre température en fonction des horaires en programmant le thermostat d’ambiance. Ce thermostat évite que la pompe continue de fonctionner alors que le brûleur de la chaudière est arrêté. L’installation de thermostat ne nécessite pas forcément de gros travaux : le thermostat à émetteur et récepteur radio ne nécessite aucun câble de raccordement avec la chaudière : il envoie ses ordres à distance vers un boitier récepteur placé à proximité de la chaudière ; idéal quand il n’est pas possible de faire passer le câble. La télécommande par téléphone effectue la mise en marche ou l’arrêt de votre installation de chauffage à distance.

Le meilleur système est l’addition de deux modes de régulation : un thermostat d’ambiance ou un régulateur sur l’extérieur permettant de prendre en compte la totalité des besoins de l’habitation et l’installation de robinets thermostatiques qui permet de prendre en compte les besoins spécifiques de chaque pièce. Il s’agit du meilleur résultat en termes de confort et économie. Il existe également des robinets thermostatiques à horloge qui permettent d’ouvrir le chauffage à certaines heures (salle de bain le matin par exemple) et prend en compte à la fois une température spécifique par pièce et par horaire. Afin de prendre en compte les deux besoins, vous pouvez installer un programmateur bi zone qui peut réguler différemment la zone de sommeil et la zone de vie par exemple.

Si vous vous absentez 2 ou 3 heures, cela ne vaut pas la peine de baisser la température. Par contre à partir d’une absence de 3-4 heures, vous pouvez réduire votre température régulée de 2 degrés, pour 5-10 heures de 3 à 4 degrés et 24 heures de 6 à 10 degrés.

Ø  Économies :

Vous pouvez compter sur une économie de 10 à 25 % par rapport à un chauffage non régulé, mais également des réductions d’impôts. 15 % d’économie sur un chauffage électrique représente 336 euros de gain.

·         Installez un ventilateur récupérateur de chaleur

Ce ventilateur permet d’évacuer l’air vicié vers l’extérieur en évitant de perdre trop de chaleur. La chaleur de l’air évacué vers l’extérieur est utilisée pour préchauffer l’air frais entrant sans la vicier. Ce type de ventilateur permet de récupérer 70 à 80 % de la chaleur de l’air. Ces ventilateurs sont généralement installés dans les salles de bain pour évacuer l’humidité et la cuisine. L’installation optimale consiste à s’équiper d’un détecteur d’humidité automatique relié au ventilateur dans les pièces humides : cela permet de le faire fonctionner juste assez longtemps pour aérer et enlever l’humidité en surplus. Le filtre doit être nettoyé en l’époussetant et en le lavant avec du savon et de l’eau.

Ø  Économies :

Les conseils ci-dessus permettent de diminuer la déperdition de chaleur, mais également la durée de consommation électrique du ventilateur. L’investissement est de 900 euros.

·         Optimisez vos cycles de chauffe

Installez un appareil permettant de réguler vos cycles de chauffe. Équipé d’une sonde thermique, cet appareil mesure la température sur le départ de chauffage de la chaudière (gaz ou mazout) et exploite les calories latentes de l’eau pour permettre au processeur, lorsque les circonstances sont favorables, de différer la mise en route du brûleur. En réduisant de 20 à 50 % le nombre d’enclenchements du brûleur, on optimise les cycles de chauffe. L’appareil s’adapte sur tout matériel et se monte en quelques minutes à l’aide d’un simple tournevis.

Ø  Économies :

L’économie s’élève entre 10 à 20 % des dépenses de chauffage annuelles pour un investissement de 320 euros : 52 euros par an nets de l’amortissement sur 10 ans de l’investissement initial. Par ailleurs, sachant qu’une chaudière émet 200 fois plus de rejets polluants dans l’atmosphère dans la phase de démarrage que pendant le temps de chauffe, une réduction du nombre de démarrages de plus de 30 % et l’allongement des cycles de chauffe vont apporter une réduction de pollution de 5 à 15 % de CO2.

 

·         Posez des panneaux réfléchissant derrière les radiateurs

Les panneaux réfléchissants disposés à l’arrière des radiateurs permettront de mieux capter la chaleur dissipée vers les murs. Ils chaufferont ainsi plus efficacement la pièce. Des feuilles d’aluminium permettent de récupérer la chaleur radiante. Vous trouverez dans le commerce des feuilles d’aluminium prévues pour cet effet, mais elles coûtent chères. Vous pouvez utiliser simplement le rouleau d’aluminium de la cuisine. Pour plus d’efficacité, collez les feuilles d’aluminium sur une plaque fine en polystyrène.

Ø  Économies :

Ces panneaux permettent d’améliorer la performance de vos radiateurs de 5 à 10 %, soit une économie de plus de 150 euros.

·         Posez un radiateur émetteur soufflant dans votre salle de bain

Cela permet d’atteindre la température souhaitée en quelques minutes en évitant de faire fonctionner en permanence le chauffage dans cette pièce.

Ø  Économies :

Nous ne possédons pas d’estimation de l’économie générée. L’investissement est de moins de 100 euros.

 

·         Positionnez votre chaudière en mode été

Lorsque vous n’avez plus besoin de votre chauffage lors des périodes chaudes du printemps ou de l’été, positionnez votre chaudière en mode été. Ce mode éteint la pompe du chauffage tout en conservant l’eau chaude à vos robinets. Même avec vos radiateurs éteints, votre chaudière continue de consommer, car elle envoie de l’eau chaude dans les tuyaux.

Ø  Économies :

La déperdition de chaleur est liée à la longueur de vos tuyaux de chauffage. On estime que la surconsommation annuelle en France peut atteindre 10 à 20 % supplémentaires. Pour une consommation annuelle de 21 000 kWh avec un chauffage électrique, vous économiserez pendant 6 mois de l’année en moyenne 170 euros.

·         Utilisez une bouillotte

Lors des grands froids de l’hiver, utilisez une bouillotte plutôt que de chauffer la totalité de votre chambre à coucher. La bouillotte vous permet à la fois d’économiser du chauffage et d’avoir une chaleur plus agréable. Vous pouvez également utiliser un matelas chauffant. Nous vous conseillons en remplacement de la bouillotte traditionnelle une bouillotte constituée de noyaux de cerise : vous la mettez au four quelques minutes et la chaleur emmagasinée par les noyaux se diffusera progressivement.

·         Installez une pompe géothermique

La pompe à chaleur géothermique consiste à faire passer de l'air en provenance de l'extérieur dans des tuyaux enterrés dans le sol afin de profiter de la fraicheur de la terre l'été pour refroidir l'air et la chaleur relative de la terre l'hiver pour réchauffer l'air. Cette solution se base sur l'inertie du sol dont la température bouge moins vite que celle de l'air. Ce gisement calorifique se renouvelle en permanence, alimenté par le rayonnement du soleil, l'air et l'eau de pluie. Son niveau fluctue selon les saisons, mais reste suffisant pour répondre aux besoins de chauffage d'une maison individuelle et n'est pas dépendant des variations climatiques. Cette solution idéale vous permet de bénéficier d'une énergie quasi gratuite (consommation électrique de la pompe), permet de mettre votre maison hors gel l'hiver et de bénéficier d'un système de climatisation écologique (cela permet de diminuer la température de 5 à 8 °C les jours chauds). L'installation d'un tel système nécessite d'avoir un jardin. Deux systèmes existent pour grand et petit jardin : un enterrement horizontal nécessitant une certaine surface et un enterrement vertical plus cher. Il s'agit d'un réseau de canalisations enterrées dans lesquelles circule un liquide appelé fluide caloporteur. Il permet de capter l'énergie sous forme de joule pour la transporter vers votre maison à l'aide d'une pompe à chaleur. Attention : il faut penser à bien isoler phoniquement la pompe à chaleur un peu bruyante.

Ø  Économies :

 L'installation d'un tel système est plus chère que les autres équipements de chauffage : environ 9 200 € pour une maison de 120 m2. Par contre si cet investissement est prévu dès le départ, il peut se limiter à 300 euros. Par contre, l'entretien est limité et le rendement est très avantageux : 90 % d'économie d'énergie par an par rapport au chauffage électrique, 60 % par rapport au gaz Propane, 40 % par rapport au fioul ou au gaz naturel. Pour chauffer une maison de 100 mètres carrés, dotée de planchers chauffants, cela revient à 185 euros par an, soit une économie de plus de 2000 euros par rapport à l'électricité pour une consommation annuelle de 21 000 KwH, soit près de 1600 euros pour un amortissement de l'investissement sur 20 ans. En outre, vous pouvez bénéficier d'avantages fiscaux vous permettant de payer une partie des travaux d'installation.

·         Installez un chauffe-eau et/ou un chauffage solaire

Ce type de chauffage permet de satisfaire, selon votre situation géographique, de 40 à 80 % de l'eau chaude sanitaire (en comptant 1 m² par personne environ) et 20 à 40 % de votre chauffage. Un chauffage d'appoint se révèle nécessaire.

Ø  Économies :

Malgré un coût initial important, mais en constante baisse, le prix de ce type de chauffage est amorti en 7 à 10 ans. Cela permet d'économiser de 40 à 60 % sur la facture globale de chauffage pour un investissement d'environ 10 000 euros pour une maison de 100 à 150 m². Des aides de l'Ademe peuvent être attribuées jusqu'à 4000 euros suivant le modèle. Cela génère donc une économie de 1300 euros par rapport au chauffage électrique, réduite à 900 euros si l'on considère un amortissement du matériel (y compris aide) sur 15 ans.

Si vous n’avez pas encore construit votre habitat, vous pouvez :

·         Construire une maison en bois

Les constructions en bois ont de multiples avantages. Tout d'abord, elles sont faciles à construire, ce qui vous permet de le faire vous-même si vous êtes un peu bricoleur. Le coût de la construction est moins cher qu'une maison traditionnelle. La facture de chauffage est inférieure à celle d'une maison traditionnelle. Enfin, le bois à un bilan écologique nettement meilleur que celui du béton.

Ø  Économies :

Le prix de la construction d'une maison en bois est estimé inférieur de 5 à 10 % à celle d'une maison traditionnelle. Par ailleurs, la facture de chauffage est inférieure de 25 %, soit une économie de 560 euros par an pour un ménage se chauffant à l'électrique.

·         Vous pouvez aussi isoler votre maison, pour laisser le minimum de chaleur s’échapper.

L’isolation vous permet de faire des économies très significatives : on considère que les nouvelles normes d’isolation permettent aux maisons actuelles de consommer 2,5 fois moins que les bâtiments construits avant 1974. L’isolation commence par les murs extérieurs et le choix des matériaux (brique creuse, torchis, bois…). L’isolation par l’extérieur lors d’un ravalement permet d’améliorer l’isolation d’une maison déjà construite de manière efficace à moindre coût. Isolez votre toit, vos fenêtres, vos portes à la fois contre le froid, mais également contre le chaud. Si vous souhaitez réduire les coûts ou si vous êtes locataires ou en appartement, vous pouvez isoler de l’intérieur (mais c’est moins efficace) avec des lambris, des panneaux de liège, du depron, du sisal...). Les vitrages anti-émissif permettent d’isoler les fenêtres avec un surcoût minime à l’achat d’environ 15 euros/m². Si vous ne pouvez pas changer vos fenêtres, vous pouvez calfeutrer vos fenêtres avec mastics ou des bourrelets de mousse ou encore poser un film plastique sur vos carreaux chaque hiver. L’isolation, notamment des combles, doit être efficace l’hiver, mais également l’été. La laine de bois, la perlite, l’ouate de cellulose où les laines minérales denses semblent être les meilleures compromirent entre isolations été et hiver. La qualité de la pose est très importante, car une fuite de 1 mm sur 1 mètre entre 2 isolants ou l’isolant et le chevron du toit divise par 5 sa résistance thermique réelle. Choisissez donc un professionnel spécialisé qui a l’habitude de manier ce genre de matériau ; si vous êtes bricoleur, réalisez vous même l’isolation, vous maîtriserez ainsi la qualité de votre isolation. Attention : l’isolation de la maison en réduisant les fuites d’air peut causer des dommages causés par l’humidité. Dans tous les cas, évitez les ponts thermiques qui mettent en contact le côté chaud des murs d’une habitation avec le côté froid. Les ponts thermiques peuvent réduire de moitié l’efficacité de l’isolant mural. Outre la réduction des pertes thermiques, l’isolation permet également de protéger l’ossature du bâtiment, de réduire le bruit et l’insertion de poussière en provenance de l’extérieur. Un tapis posé sur un plancher froid permet d’augmenter le confort, mais ne réduit pas les pertes thermiques.

Ø  Économies :

L’isolation du toit ou les combles permettent d’économiser 30 % d’énergie, les planchers et les murs 20 à 30 % et en calfeutrant les portes de 10 à 15 % d’énergie. Vous pouvez également générer des économies fiscales. Pour l’isolation, utilisez des matériaux qui n’ont pas d’impact sur l’environnement négatif : laine minérale, laine de chanvre, flocons de cellulose, fibres de bois, liège, argile expansée… Une économie de 10 % de vos dépenses de chauffage électrique de 21 000 kWh par an se monte à 225 euros. L’investissement nécessaire est très variable en fonction de l’existant.

 

Pour cela vous pouvez utiliser des isolants écologiques:

Qu'est-ce qu’un isolant écologique ?

Un isolant écologique doit à la fois être efficace et éviter les déperditions de chaleur ou de fraîcheur, mais également respecter l’environnement dans son cycle de conception, fabrication et distribution.

Qui sont-ils ?

Le chanvre

Disponible sous forme de rouleaux, de panneaux ou en vrac, il s’agit d’un isolant végétal qui s’applique comme les laines de verre et de roche. Il s’agit d’un produit qui propose de nombreuses qualités d’un point de vue environnemental. D’un cycle de croissance très court, la plante pousse de deux à quatre mètres en trois mois et s’utilise dans sa totalité pour produire l’isolant. Rien ne se perd donc.

Cette laine végétale contribue également à réduire l’effet de serre. En effet, elle absorbe plus de CO2 que sa fabrication n’en rejette. Enfin, il s’agit d’un produit naturellement résistant aux insectes. Pas besoin donc de traitement fongicide ou pesticide.

Il y a peu encore limité à quelques réseaux de distribution, l’isolant en chanvre montre au final de telles qualités que la société Isover, fabricant d’isolants et filiale de Saint-Gobain, s’est lancé sur ce marché et propose désormais des articles de ce type sous forme de panneaux. À l’occasion, ces panneaux sont complétés par de la laine de mouton. Si une telle société s’implique de cette façon, c’est que le chanvre est sorti de la clandestinité.

Précision : les isolants en chanvre ne contiennent absolument aucune trace de cannabis…

 

La laine de bois

Le bois semble avoir décidément tous les avantages. L’isolation en laine de bois élaborée à partir de fibre et de la lignine de bois, disponible également en rouleaux, panneaux et laine en vrac, possède l’une des meilleures performances du marché. Elle s’adapte à tous types de travaux (isolation des murs, toitures, combles, extérieurs…) et a une grande durée de vie. Par contre, sa densité est très forte : 150 kg/m3. Il faut donc toujours vérifier si la structure à isoler peut supporter la charge.

La cellulose

Cet isolant existe sous deux formes selon la source utilisée. Il peut s’agir tout d’abord d’un produit à base de papier journal recyclé, protégé par des additifs inoffensifs contre les moisissures. L’isolant se présente alors sous forme de panneaux ou en vrac.

La seconde forme de l’isolant à base de cellulose est composée de boue papetière (pâte à papier non utilisée) non traitée chimiquement. Il se présente alors en vrac (des panneaux sont à l’étude) et peut être posé de manière traditionnelle, en soufflage, épandage ou flocage. Enfin, cette cellulose offre une alternative intéressante au polystyrène. Son prix est similaire à celui des isolants traditionnels.

 

La perlite

C’est un isolant à rapprocher des laines minérales, puisqu’il est fabriqué à partir de roches volcaniques broyées et expansées. Sous forme de panneaux, il est utilisé principalement pour l’isolement des combles, des toitures et des terrasses. Cette une isolation inerte (pas de radiation), ininflammable, insensible aux insectes et dotée d’une excellente durabilité.

 

Quelques gestes éco citoyens :

·         Calfeutrez votre maison :

C’est un moyen peu coûteux de réduire les fuites de chaleur. Le calfeutrage convient pour diminuer les fuites d’air dans le toit, au niveau des portes, entre la cheminée et le mur… Il existe plusieurs types de calfeutrage : au silicone (pour le métal, le verre et les tuiles vernissées et plastiques), au latex acrylique (pour les matériaux poreux comme le bois et le béton), polyvalent (notamment pour les salles de bain et cuisine), au polyuréthane. Sur les fenêtres anciennes, il faut savoir que les déperditions d’air se font souvent par les mauvaises jointures. Calfeutrez le contour du cadre de la porte, mais également le bas des portes. Installez des joints d’étanchéité en mousse derrière les couvercles des prises de courant, des interrupteurs et des luminaires : cela réduit les fuites d’air. Astuce : Pour repérer les fuites d’air, par une journée froide ou venteuse, placez un petit morceau de soie ou plastique mince contre vos cadres de fenêtre ; si ce papier ou plastique s’agite, vous avez trouvé la fuite. Autre astuce : Vous pouvez également fabriquer votre propre détecter de fuites d’air en brûlant quelques bâtonnets d’encens : en passant vos bâtonnets près de vos murs, sols et plafonds, si la fumée s’estompe ou même se dissipe rapidement, cela signifie qu’il y a une fuite d’air. Si la fumée s’efface progressivement, la fuite est légère, si la fumée se dissipe rapidement et le bout des bâtonnets luisent, il s’agit d’une fuite importante.

Ø  Économies :

15 % des déperditions d’énergie se font par les fenêtres et les portes. En supposant que votre calfeutra

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